L'Harmas de Fabre
à Sérignan

L'Harmas de Fabre sera fermé au public
du 30 octobre 2006 à mi-mars 2007.
Toutefois, le musée et le jardin restent accessibles
aux scolaires et groupes d'adultes
du lundi au ven-dredi de 10h à 12h30 et de 14h30 à 18h
en visites guidées et sur réservation uniquement.


Accès handicapés :
le jardin, la salle à manger.
Parking communal.


[ L 'HARMAS DE JEAN HENRI FABRE le 18 mai 2006 ] >>

Harmas Jean-Henri Fabre
Route d'Orange - 84830 Sérignan du Comtat
Tél : 04 90 30 57 62 - Télécopie : 04 90 70 11 25
Courriel : jhfabre@mnhn.fr
[ Courriel Harmas Jean-Henri Fabre ] >>>

Mécénat et association

La Société des amis du Muséum national d'Histoire naturelle et du jardin des plantes continue son action d'aide financière pour la conservation du patrimoine de l'harmas, après l'achat de manuscrits, la restauration de collection, l'édition de cartes postales, un livret de textes choisis dans les souvenirs entomologiques.

En février 2006 s'est créée, la Société des amis de l'harmas Jean Henri Fabre.

Création de l'association des amis de l'harmas jean henri fabre
dont les objectifs sont : donner un appui moral et financier au domaine de fabre, enrichir les collections, le jardin, la bibliothèque et de favoriser les travaux scientifiques, l'enseignement et la diffusion des connaissances qui s'y rattachent cotisation des adhérents:
20 Euros, juniors 10 Euros, membres bienfaiteurs 100 Euros.

L'association a son siège, par le secrétariat :
Philippe Abel Quartier Colongène 84110 Faucon.


Contact : Secrétariat de l'association

abel.philippe2@wanadoo.fr ou
[ Philippe Abel ] >>>
jean-marc.r.lemaire@wanadoo.fr
[ Jean-Marc Lemaire ] >>>


Entrées :

Plein tarif : 5.00 Euros (visite libre).

Tarif réduit : 3.00 Euros
- Enfant à partir de 4 ans
- Étudiant (- 26 ans sur présentation d'un justificatif )

Visite guidée de la maison (11h le matin à 15h30 l'après midi) :
6.50 Euros

Tarif groupe : 50.00 Euros (12 personnes).

Scolaire : 1.00 Euros par enfant et par accompagnateur.

Gratuité :
Enfants - de 4 ans.
Membres de l'ICOM sur présentation d'un justificatif.
Demandeurs d'emploi sur présentation d'un justificatif.

Itinéraire :
Par le train : gare d'Orange (8 km)
Par le TGV : gare TGV Avignon (30 km)
Par Avion : Aéroport d'Avignon/Caumont (30 km)

Animaux : non admis

BRÈVES DE L'HARMAS

Note sur l'histoire des jardins
Au commencement, Dieu créa un jardin, Eden était son nom. Ainsi situe-t-on les premiers jardins en Mésopotamie. L'Eden, un lieu de paix et de plaisirs, de fécondité et de fragrance, enchanté par la musique de l'eau, des oiseaux et des rires. Depuis les premiers royaumes d'Assyrie, les hommes ont toujours essayé de recréer ce paradis mythique. Le paradis terrestre que Dieu dût ouvrir, dispersant les fleurs et les fruits aux quatre vents après la chute d'Adam et Eve.
Cette flore ainsi dispersée, seul l'homme pourra reconstituer ce jardin d'Eden. Il suffit qu'il voyage, enferme et entretienne un maximum d'espèces végétales dans un lieu clos. Réunies dans un Hortus clausus telle une encyclopédie, chaque plante, chaque famille de plante représente « une forme naturelle » autrement dit une « pensée spéciale de Dieu »
Telle est la représentation du jardin jusqu'au 15ème siècle. Carl von Linné (1707-1778)
dans sa Philosophie botanique mentionne toujours : « dans un jardin botanique qu'on appelle paradis, on cultive une très nombreuse quantité de plantes »
Créés dès le 16ème siècle, les jardins botaniques, comptent peu d'espèces végétales: 400 à Padoue en 1573 et 1000 en 1642, 800 à Leyden en 1577, 400 à Montpellier en 1596, 2360 à Paris en 1641 et 2200 en 1793.
Intimement liée à l'activité humaine, les jardins conçus pour la beauté, la décoration jouent très vite un rôle majeur pour l'obtention des plantes médicinales et alimentaires.
S'il a gardé un rôle esthétique, s'il est toujours havre de paix et de sérénité, les jardins botaniques actuels sont structurés, enrichis d'espèces végétales venant parfois du monde entier. Ils doivent répondre aux besoins actuels en matière de recherche et d'enseignement, jouant un rôle pédagogique, culturel et ludique à la fois. Ce sont des lieux d'acclimatation, d'échange qui jouent un rôle majeur dans la conservation des espèces végétales menacées ou fortement en danger à l'état naturel.

Ainsi en est-il des jardins du Muséum national d'Histoire naturelle, qu'ils soient à Paris ou en région.
Le jardin de l'harmas Jean Henri Fabre (1823-1915) à Sérignan du Comtat (Vaucluse). Acheté par le Muséum national d'Histoire naturelle en 1922, c'est en 1879 que Fabre s'installe dans cette propriété abandonnée depuis plus de 15 ans. Le jardin d'environ un hectare, c'est son « harmas, son Eden »*
Il en fera un jardin de naturaliste accueillant pour les insectes et spécialement les hyménoptères. Les plantes sont locales : cistes, coronilles, lavandes, romarins, arbousiers, pistachiers, cyprès et chênes verts....Flore méditerranéenne , gélive, Fabre acclimatera cependant de nombreux arbres, peu connus à l'époque, aidé par le fidèle Favier et ses amis parisiens : Théodore Delacour (chef des cultures aux établissements Vilmorin ) et Bernard Verlot (chef des cultures au Muséum national d'Histoire naturelle) Il en est ainsi du rosier Banks, du forsythia, des photinias, des libocèdres , du cèdre de l'atlas, du chêne du Liban, des pin d'alep et des 2 pins de Corse, ramené de l'île de beauté où il enseigna la physique, pendant 3 ans au lycée Fesch d'Ajaccio. Il n'oublie pour autant d'entretenir un verger (pêcher, abricotier, amandier, cerisier...) et un potager où les choux font les délices des larves de la Piéride. Un jardin réouvert au public où l'on peut à la fois apprécier les parties fleuries autour du bassin, la terre en friche indispensable à l'observation des moeurs des insectes et le parc arboré où les bois morts étaient les refuges des coléoptères, des hyménoptères et autres fourmis ....



Soumis au vent fort qu'est le mistral, aux hivers parfois rigoureux et aux fortes chaleurs, ce jardin clos est un havre de silence, troublé par l'eau coulant des fontaines et le chant des cigales.
Lieu de conservation , de recherche et de diffusion des connaissances.

* Souvenirs entomologiques : 2ème série : l'harmas



Anne Marie Slézec
Directrice
Muséum national d'Histoire naturelle
Département des jardins botaniques et zoologiques

Le jardin botanique exotique du Val
Rahmeh, avenue St Jacques à
Menton-Garavan est une propriété
acquise par le Muséum en 1966.

Le jardin botanique exotique du val Rahmeh à Menton géré depuis 1966 par le Muséum national d'Histoire naturelle a été créé à partir de 1895 par son propriétaire, Sir Percy Radcliff, général de l'armée britannique. Cette propriété à vocation agricole comptait des oliviers, des figuiers, et probablement quelques plantes vivrières. L'allée des palmiers des Canaries qui accueille les visiteurs dès leur arrivée au jardin a été plantée par Lord Radcliffe. Au fil des ans, de propriétaire en propriétaire, le jardin, environ 1 hectare sur 3 restanques, s'enrichit d'essences nouvelles, venues des continents américain, africain, asiatique, d'Australie et d'Océanie. Jouissant d'un microclimat exceptionnel, le jardin botanique exotique du val Rahmeh, est un jardin d'acclimatation et de conservation ex situ d' espèces menacées voir disparues dans leur milieu naturel, tel le Sophora toromiro., arbre disparu de l'île de Pâques. Une collection de palmiers, de bambous, d'agrumes, de sauges voisinent avec les daturas, les bananiers, les fougères arborescentes, les cactées.... Un véritable jardin d'Eden.


© 2002 - 2007 Museum National d'Histoire Naturelle. Provence-Alpes-Côte d'Azur.